lundi, mars 31

Marconi, magicien des ondes

Homme d’affaires avisĂ©, le gĂ©nial inventeur de la tĂ©lĂ©graphie sans fil Ă©tait aussi un homme de cƓur.
Cette histoire est racontĂ©e en 1975 par Lisa Sergio italienne de naissance, elle fut la premiĂšre journaliste de radio Ă  atteindre une renommĂ©e nationale aux Etats-Unis. Elle Ă©tait Ă  l’époque confĂ©renciĂšre et a publiĂ© de nombreux ouvrages. 
C’est en juin 1921 que j’ai fait la connaissance de Marconi, lors d’une rĂ©ception dans les jardins de l’ambassade d’Italie Ă  Londres.
J’avais seize ans. Il en avait quarante-sept et il Ă©tait cĂ©lĂšbre, mais sa gentillesse me mit Ă  l’aise. En l’écoutant Ă©voquer ses souvenirs sur mon pĂšre, j’observais attentivement cet homme sur qui j’avais beaucoup appris, et par des lectures et par des conversations. Svelte, de taille moyenne, les cheveux bruns, il avait un vaste front que dĂ©gageait encore une calvitie naissante. Quoique sĂ©vĂšre, son visage mince, plutĂŽt long, Ă©tait celui d’un homme sensible.
Curieusement, ce « magicien qui faisait parler les airs » prĂ©fĂ©rait le silence aux mots. Ayant cessĂ© de m’entretenir de mon pĂšre, il se tut. Je m’évertuai Ă  soutenir la conversation sans obtenir plus que des monosyllabes.
Quand je lui avouai que je voulais devenir Ă©crivain, il sourit et se borna Ă  dire : «  Bien ! » Il ne me vint mĂȘme pas Ă  l’esprit que nous pourrions nous revoir.

Lisa Sergio

Or, le lendemain il me tĂ©lĂ©phonait pour me demander de l’aider Ă  rĂ©diger un certain discours qu’il devait prononcer devant un groupe d’industriels.
Quelques jours plus tard, je lui portai mon texte. Il en fut satisfait et me paya gĂ©nĂ©reusement. Au moment oĂč je pris congĂ©, il ajouta qu’il comptait bien avoir un jour l’occasion de mieux me remercier de l’avoir dĂ©livrĂ© d’un pareil souci.
Pouvais-je alors imaginer que venait de naĂźtre une amitiĂ© Ă  laquelle je devrais ma carriĂšre, ma libertĂ© et peut-ĂȘtre ma vie ?

NĂ© Ă  Bologne le 25 avril 1874, Guglielmo Marconi Ă©tait le troisiĂšme fils d’un Italien, riche propriĂ©taire terrien, et d’une sĂ©duisante Irlandaise. C’est dans la propriĂ©tĂ© de ses parents, villa Grifone, Ă  Pontecchio, aux environs de sa ville natale, qu’il fut d’abord instruit et que, trĂšs tĂŽt, il acquit quelques rudiments de physique et notamment d’électricitĂ© glanĂ©s dans les volumes de la bibliothĂšque.

L’étĂ© de 1894, Guglielmo le passa avec son frĂšre Alfonso dans les Alpes italiennes. Ce sĂ©jour devait marquer un tournant dans sa vie et faire date dans l’histoire des communications. En effet, il dĂ©couvrit alors par hasard un article du grand physicien allemand Heinrich Hertz, dĂ©montrant que l’énergie Ă©lectromagnĂ©tique se propage dans l’espace sous forme d’ondes de mĂȘme nature que les ondes lumineuses. Il commença Ă  rĂȘver au moyen de les utiliser pour transmettre le son.

Heinrich Hertz

 Faire tinter une sonnette !

De retour  Ă  Pontecchio, Il s’enferma dans son laboratoire installĂ© tout en haut de la maison, et plus d’une fois, il oublia de manger et de dormir. AprĂšs biens des essais dĂ©cevants, il rĂ©ussit enfin, de son dernier Ă©tage, Ă  faire tinter une sonnette placĂ©e au rez-de-chaussĂ©e simplement en appuyant sur un bouton et sans l’aide d’aucun fil. Du mĂȘme endroit, quelques mois plus tard, en septembre 1895, il transmettait un signal en morse au flanc de la colline d’en face : la tĂ©lĂ©graphie sans fil Ă©tait nĂ©e.

Peu de gens en Italie comprirent l’utilitĂ© de cette invention. Marconi fut vexĂ© et déçu par le dĂ©dain du ministre des Postes, qui s’expliquait un peu par le fait que les pays europĂ©ens communiquait dĂ©jĂ  entre eux par les fils du tĂ©lĂ©graphe et qu’un cĂąble sous-marin les reliait au continent amĂ©ricain.
Mais en février 1896 il se rendit avec sa mÚre à Londres, et là, on reconnut promptement les immenses possibilités de sa découverte.
A la diffĂ©rence de nombreux inventeurs, il avait le sens pratique d’un homme d’affaires. A la fin de 1898, il fondait une entreprise, la « Marconi Wireless Telegraph and Signal Company », et faisait la dĂ©monstration de son dispositif sur un phare et sur un bateau-phare des cĂŽtes anglaises.

Vers le mois de janvier 1901 il avait, Ă  force de travail, Ă©tendu la portĂ©e de la T.S.F. Ă  prĂšs de 300 kilomĂštres. La Marine britannique fut la premiĂšre au monde Ă  acquĂ©rir le droit de l’utiliser. Puis, le 12 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, une expĂ©rience dĂ©cisive eut lieu Ă  Saint-Jean de Terre-Neuve. Sur la cĂŽte battue des vents, Marconi et deux collaborateurs anglais captĂšrent le premier signal venu de Poldhu, dans les Cornouailles ; parcourant 2 700 kilomĂštres Ă  travers l’éther, il fut perçu Ă  plusieurs reprises. DĂšs lors la face du monde fut changĂ©e.

A 9 600 kilomĂštres de lĂ .

La T.S.F. allait devenir le moyen universel de communication pour les gouvernements, les flottes de guerre et de commerce, les hommes d’affaires et les particuliers. Puis en 1912, lors du naufrage du Titanic, on eut la dĂ©monstration Ă©clatante du rĂŽle qu’elle pouvait jouer dans les drames de la mer : prĂ©venu par la voix des ondes, le Carpathia put se porter sur les lieux et sauver 705 personnes. Pendant ce temps, Ă  New York, un jeune radiotĂ©lĂ©graphiste resta soixante-douze heures d’affilĂ©e devant son appareil qui assurait seul le contact entre la ville et le bateau sauveteur. Il s’appelait David Sarnoff, il allait devenir l’ami de Marconi et jouer un rĂŽle immense dans le dĂ©veloppement de la tĂ©lĂ©graphie sans fil. Il fut plus tard le prĂ©sident de la RCA (Radio Corporation of America), branche mĂšre de la National Broadcasting Company.

David Sarnoff

 Au cours des ans, chercheurs et inventeurs de tout pays amĂ©liorĂšrent et perfectionnĂšrent l’Ɠuvre de Marconi.

John Ambrose Fleming et le capitaine H.J.Round en Angleterre, Lee De Forest aux Etats-Unis et bien d’autres contribuùrent à rendre possible la transmission de la voix.

Le 13 janvier 1910, sur la scùne du Metropolitan Opera de New York, Caruso et d’autres artistes chantùrent devant des micros encore bien primitifs. En 1915, à San Francisco, un technicien de la compagnie Marconi s’entretint avec un correspondant de Funabashi, au Japon, à 9 600 kilomùtres de là, par le relais d’Honolulu.
En 1920, à Pittsburgh, en Pennsylvanie, K.D.K.A., la premiÚre station américaine de radiodiffusion  commerciale, commença à émettre.

Marconi suivait de prĂšs les progrĂšs rĂ©alisĂ©s par d’autres dans le domaine dont il avait Ă©tĂ© le pionnier. Ses brevets donnĂšrent souvent lieu Ă  contestation, l’obligeant Ă  dĂ©fendre ses droits devant les tribunaux, tant en Europe qu’en AmĂ©rique. Il gagna presque toujours, non seulement Ă  cause de son honnĂȘtetĂ© fonciĂšre et de son travail assidu, mais aussi parce que ses prĂ©tentions Ă©taient toujours parfaitement fondĂ©es. Fort scrupuleux, il n’omettait jamais de citer ceux - chercheurs, scientifiques, inventeurs – dont les travaux lui avait servi, fĂ»t-ce pour y trouver une orientation, voire une simple inspiration.

Le 20 juin 1922, nouvelle innovation : un poste Ă©metteur miniature capable de diriger les ondes Ă©lectromagnĂ©tiques comme un faisceau de lumiĂšre et permettant d’utiliser des micro-ondes. Cet Ă©trange engin Ă©tait le prĂ©curseur des pylĂŽnes d’antennes de relais, grĂące auxquels on retransmet aujourd’hui encore les images tĂ©lĂ©visĂ©es, les donnĂ©es des ordinateurs et les conversations tĂ©lĂ©phoniques.

Esprit clairvoyant, Marconi avait, dĂšs 1903, compris que la radio jouerait un jour un rĂŽle primordial pour l’échange des idĂ©es, Bien qu’elle l’intĂ©ressĂąt surtout en tant que moyen de sauvetage et beaucoup moins comme moyen de divertissement, il fit des essais en ce sens sitĂŽt aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale.

Un soir de 1920, les amis que les Marconi recevaient Ă  bord de leur yacht, l’Elettra dansĂšrent au son d’un rĂ©cepteur de radio qui retransmettait la musique d’un orchestre jouant dans un hĂŽtel londonien. Ils captĂšrent aussi la voix splendide de Melba chantant Ă  Covent Garden et qui, du bateau, fut rediffusĂ©e Ă  d’autres stations d’Europe, rĂ©alisation prodigieuse pour l’époque.

Quand Marconi entreprenait un travail, il s’y donnait Ă  fond. Un jour, en Irlande, des journalistes l’attendirent en vain et le maudirent jusqu’au moment oĂč ils surent ce qui l’avait retenu : une petite fille de six ans lui avait demandĂ© de rĂ©parer sa poupĂ©e et il s’était absorbĂ© dans cette tĂąche qu’il avait tenu Ă  terminer.

Une autre fois, en Angleterre, il reçut le petit garçon d’un de ses techniciens qui s’était faufilĂ© jusqu’à la porte de son imposant bureau et avait demandĂ© Ă  voir « le maĂźtre Â».Mon chien est malade, lui expliqua le petit bonhomme, et papa dit qu’il faut le renvoyer au ciel. Mais je voudrais savoir si vous pouvez parler au bon Dieu parce qu’alors vous n’auriez qu’à lui demander de me le laisser.

Marconi se garda de lui avouer que de pareils messages ne se transmettaient pas par les moyens ordinaires. Il promit nĂ©anmoins d’agir. Il fit raccompagner l’enfant, puis appela le meilleur vĂ©tĂ©rinaire de Londres qui rĂ©ussit Ă  sauver l’animal.

 Â« Je suis fier d’ĂȘtre italien Â»

Pendant les dix annĂ©es qui suivirent notre premiĂšre rencontre, j’eus plusieurs fois l’occasion de revoir le grand inventeur. Puis, en 1932, alors que Mussolini Ă©tait au pouvoir depuis dix ans, nos pas se croisĂšrent de nouveau.

Sans doute par fidĂ©litĂ© Ă  Victor-Emmanuel III, qui n’était pas encore tout Ă  fait rĂ©duit Ă  l’état de fantoche, Marconi avait jusque lĂ  soutenu le gouvernement fasciste. Quelques rares amis savaient toutefois que, sa dĂ©ception grandissant, il envisageait, bien Ă  contrecoeur, d’aller s’installer Ă  Londres.

Au dĂ©but de 1932 donc, grĂące Ă  sa recommandation, je devins la premiĂšre journaliste de radio en Europe, et peu de temps aprĂšs la traductrice en simultanĂ© des discours de Mussolini. 

Cependant, Ă  mesure que la dictature devenait plus totalitaire et mes convictions antifascistes plus marquĂ©es, je me sentais en danger. En juin 1937, je fus brusquement congĂ©diĂ©e et placĂ©e sous surveillance policiĂšre. Fort d’une renommĂ©e considĂ©rable, Marconi intervint en ma faveur et commença Ă  prendre des dispositions pour que je puisse gagner l’AmĂ©rique. Il me fit obtenir passeport et visa de sortie, ce qui n’échappa sans doute pas Ă  l’attention de la police secrĂšte. Je suis persuadĂ©e que, sans lui, je n’aurais pas pu quitter l’Italie. La veille de mon dĂ©part, fixĂ© au 25 juin, j’allai prendre congĂ© de mon vieil ami et le remercier. Contre son habitude, il se montra plutĂŽt loquace et me parla longuement des Etats-Unis et du peuple amĂ©ricain.

« Ce n’est pas dans les grandes citĂ©s mais dans les petites localitĂ©s rurales que sont conservĂ©es les solides vertus des pionniers, me dit-il. Croyez-moi, c’est un pays qui porte les espoirs du monde. Je sais que vous y serez heureuse. Â»

Avant de le quitter, j’eus ce cri du cƓur :
«  Quelle immense dette de reconnaissance vous doit l’humanité ! »
Il me répondit posément :
«  Mon petit, chacun de nous fait ce qu’il peut Ă  sa maniĂšre »

Puis, aprÚs un long silence, il ajouta avec une certaine solennité :
«  Si l’on se souvient de moi, quand je ne serais plus, j’espĂšre qu’on n’oubliera pas que j’étais italien, je suis fier d’ĂȘtre italien. » Incapable de dire un mot tant j’avais la gorge serrĂ©e, je me levai et lui tendis la main par-dessus son bureau.

Marconi dans son laboratoire

A peine un mois plus tard, une dĂ©pĂȘche se rependait aux quatre coins du monde par la voie de ces ondes qu’il avait maĂźtrisĂ©es.
Elle annonçait sa mort. Dans ma chambre d’hĂŽtel, Ă  New York, je restai muette d’émotion, sĂ©parĂ©e par tout un ocĂ©an du pays oĂč le grand homme repose aujourd’hui pour toujours.

Funérailles de Marconi
Le tombeau de Gugliemo Marconi

Source : SĂ©lection du Reader’s Digest d’avril 1975.

Documents annexes


Marconi blocked Jews from Il Duce’s academy

Inventor of the radio helped in Italy’s anti-semitic campaign

Guglielmo Marconi, the father of radio and Italy's scientific hero of the 20th century, has been outed as a fascist hatchetman for Benito Mussolini's anti-semitic policies.

Documents unearthed in Rome have exposed Marconi as a clandestine but willing enforcer of the dictator's campaign against Jews years before the persecution came into the open.

As head of the Academy of Italy, the Nobel prize winner systematically blocked all Jewish candidates at the behest of the dictator at a time when the regime still denied having any religious prejudice.

Marconi, revered in Italy for helping to usher in the technological age, wrote the letter "E" beside the names of Jewish scientists his colleagues had shortlisted to become members of the academy. The Italian word for Jew is "Ebreo".

Not one Jew was allowed to join during Marconi's tenure, which started in 1930, three years before Adolf Hitler took power in Germany and eight years before Mussolini's race laws brought his regime's anti-semitism into the open.

Historians yesterday were divided over whether the discrimination was the personal initiative of a scientist who considered Jews inferior or whether it was the action of a man too weak to oppose the regime's edicts.

The documents were discovered in Rome archives by researcher Annalisa Capristo, and revealed in The Exclusion of Jews from the Academy of Italy, an article published in the latest edition of the Israel Monthly Review.

Italian historians said the documents were authentic and surprising because anti-semitism was not thought to have been so pronounced in the early 30s, before Hitler's example emboldened Il Duce.

"The Capristo article confirms that - there existed in Italy a sort of anti-semitic ferment, a subterranean movement that became open only with the racial laws," Michele Sarfatti, an authority on the period, told La Repubblica.

Scholars needed to review the period because many had accepted Mussolini's public statements that at that point the regime had nothing against Jews, he said.

The revelation will embarrass Marconi fans who last year celebrated the 100th anniversary of his transatlantic wireless transmission. Hailed as an example of Italian genius, statues of him dot the country, including a bust at the entrance to Vatican Radio, and Bologna airport is named after him.

That Marconi collaborated with the fascist dictatorship was no secret; many if not most of his scientific peers did the same in response to the regime's carrots and sticks.

The academy he presided over was conceived by Il Duce as a way of coordinating the arts and sciences to further "the genius of our race, and to favour its expansion abroad".

Members were given a hefty salary, free first-class travel and a uniform with a plumed hat and gilt sword. In return, they guarded the purity of the Italian language and turned up at parades.

Mussolini indignantly rebutted claims that Jews were banned from the academy and said appointments were made on merit alone. In reality other documents uncovered by Ms Capristo show that the dictator was active in trying to block Jews from positions in public life. Marconi appears to have been party to this policy, blocking all Jews from the academy.

The rejection of Alessandro Della Seta, then Italy's most celebrated archaeologist, was especially telling. Despite being Jewish he was an enthusiastic fascist and loyal to the government.

Other heavyweights such as Giancarlo Vallauri, a leading physicist and mathematician, were also kept out.

Some members of the academy suspected a policy of discrimination and wrote to Mussolini requesting clarification but never received a reply.

Dr Capristo said more research was needed to determine whether the father of radio was racist. "However at this point it is evident that Marconi was not only aware of the anti-semitic discrimination, but was also willing to enforce it."

Since his death in 1937, Marconi has been remembered as a prodigy: he took out a patent on wireless telegraphy in 1896, aged 22, and with Carl Braun won the Nobel prize for physics in 1909.

                                                                                               Rory Carroll  

‘The Guardian’  March19th, 2002.


Catalogue of the Marconi Archives

Bodleian Library, University of Oxford

Sujet de la recherche: Gaston Mathieu.

1. Shelfmark 18

Personal correspondence, 1897-1937
Shelfmark: MS. Marconi 18
Extent: 1 box
Scope and Content:

Includes personal correspondence with G.A. Mathieu, who worked with Marconi on microwave experiments in Italy, 1923, 1933

2. Shelfmark 377

  • letter reporting the opening of the micro-wave radio telephone service for the Vatican, and photographs of the equipment and aerial, 1933
  • reports, papers and photographs of G.A. Mathieu on microwave research, 1933-4
  • text of lecture by Marconi to the Royal Institution on 'Radio Communication by Means of Very Short Waves', 1932
  • text, with translation, of paper given by Marconi to the Royal Academy of Italy on the propagation of micro-waves at a considerable distance, 1933
  • press releases and cuttings, 1930-4

3. Shelfmark 685

Biographical papers about staff: surnames M-O
Shelfmark: MS. Marconi 685
Extent: 1 box
Scope and Content:Comprises papers about G.A. Mathieu

4. Shelfmark 822

Research files, 1932-41
Shelfmark: MS. Marconi 822
Extent: 1 box
Scope and Content:
Comprises papers on quasi-optical wave telegraph and telephone system, 1932

Source :

http://www.bodley.ox.ac.uk/dept/scwmss/wmss/online/modern/marconi/marconi.html#marconi.A.1.1

Pierre Stoffel ON4PS

© ON4PS. Reproduction et distribution interdite.

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