Comment devenir Radioamateur13 min de lecture

Le hobby de Radioamateur n’est pas un passe-temps ordinaire, mais une collection de loisirs unis par leur utilisation partagée d’un spectre radioélectrique agréé.

C’est l’ITU (International Télécommunications Union), une agence des Nations Unies qui coordonne et réglemente tous les aspects des télécommunications à l’échelle mondiale, celle-ci a doté le service radioamateur d’un statut officiel.

Le nombre total de radioamateurs licenciés dans le monde est proche de trois millions, avec une population très inégale selon les pays (voir la liste remise à jour en dessous). Environ 15 % des radioamateurs sont des femmes (« YL », pour Young Lady).

Radioamateur

Le hobby de radioamateur est un moyen unique pour établir régulièrement des contacts personnels à l’échelle internationale. Aujourd’hui plus que jamais, les peuples ont besoin d’estime et de compréhension mutuelle. Le radio amateurisme ne connaît pas de frontières ni de différences d’ordre géographique, politique, ethnique, religieux ou économique. Les communications entre radioamateurs ne portent que sur des aspects techniques et toute polémique idéologique est bannie.

Pourquoi devenir radioamateur ?

Voici quelques idées trouvées dans un post du Blog de Ria Jairam N1RJ une radioamateur américain.

… Les radioamateurs ce sont des hommes et des femmes qui veulent construire quelque chose et les expérimenter, ils veulent aussi se faire entendre à travers le monde, ils aiment l’idée des communications sans fil et ils veulent être utiles lors de situations d’urgence. Mais peu importe les raisons pour lesquelles ils le font. Parler à travers le monde à l’aide d’un morceau de fil sans l’utilisation d’Internet est toujours impressionnant. C’est toujours magique, et si vous ne comprenez pas ça, dommage, peut-être que le hobby radioamateur n’est pas pour vous. Mais si vous comprenez cela, alors oui, ce passe-temps est pour vous. J’ajouterai que ma connaissance en géographie a augmenté de 339 fois depuis que je suis devenue un DXer. Peut-être que vous apprendrez cela aussi.

… Serait-il mieux si chaque radioamateur était ingénieur ? Non, ce serait ennuyeux. La radio c’est une grande famille. On y trouve des médecins, des avocats, des enseignants, des policiers, des pompiers, des programmateurs, des rois (et oui), presque toutes les professions sont représentées. Pourquoi je mentionne cela parce que le fait d’être technicien est agréable et utile, mais il y a bien d’autres choses dans la radio en plus des aspects techniques. Cela dit, les aspects techniques sont toujours très importants.

… Ce qui vient en lame de fond actuellement c’est le « remote ». Cela permettra par exemple aux personnes âgées de vivre dans des maisons de retraite ou d’autres endroits sans espace pour des antennes, ou avec des restrictions ainsi ils seront toujours actifs sur l’air. Cependant cela n’amènera pas les jeunes dans ce hobby en nombre significatif ! Par contre si les jeunes ne sont pas intéressés à « parler dans la radio », pourquoi ne s’intéressent-ils pas au fonctionnement à distance de la station de quelqu’un d’autre ? Les deux idées semblent s’opposer l’une à l’autre.

Un mode de communication

Au début de la radio, la télégraphie était le seul mode de communication. Le code Morse permettait de transmettre des messages sous une forme codée. Bien vite on découvrit la téléphonie et, tout comme les stations de radiodiffusion, les radioamateurs ont utilisé la téléphonie. Cependant, il apparut rapidement que, dans des conditions difficiles, la télégraphie (encore appelée CW, abréviation de Continuous Wave) permet d’obtenir une meilleure couverture et une fiabilité plus grande que n’offre la téléphonie. C’est pourquoi, jusqu’il y a peu, les communications de détresse avaient lieu en télégraphie et les bateaux devaient avoir à bord un radiotélégraphiste confirmé, souvent appelé « marconiste ». Jusque récemment les radioamateurs qui voulaient utiliser les bandes HF devaient prouver une connaissance élémentaire du code Morse (et ceci dans tous les pays du monde). Toutefois cette exigence a été supprimée en juin 2003 (par l’ITU). Un à un la plupart des payes suivent cette nouvelle recommandation. La Belgique a été un des tout premiers pays à le faire. Ceci ne veut pas dire que la télégraphie est (sera) un mode de moins en moins utilisé.

Au fil du temps, un certain nombre d’autres formes de modulation et de transfert d’information ont vu le jour. Actuellement, les radioamateurs transmettent aussi des images, ils établissent des liaisons via leurs propres satellites, ils utilisent des techniques numériques (ils font communiquer leurs ordinateurs via la radio), etc.

Les écouteurs

Le but de la plupart des radioamateurs est de faire de l’émission. Mais certains s’intéressent exclusivement à l’écoute. Ces inlassables écouteurs des ondes sont appelés « Short Wave Listener » (en abrégé SWL). Beaucoup de candidats radioamateurs sont SWL en attendant de passer l’examen.
L’UBA peut attribuer à ces stations un indicatif d’écouteur, constitué des lettres ONL suivies de 5 chiffres (par exemple ONL09011). Ceci permet d’acheminer les cartes QSL par le biais du service spécial de QSL de l’UBA (voir plus loin).

L’écoute est très importante pour tous les radioamateurs, car comment pourrait-on communiquer si on ne sait pas écouter ? Le bon radioamateur commencera donc par être un bon écouteur !

En Belgique les télécommunications sont régulées par l’IBPT.

L’IBPT (Institut belge des Postes et des Télécommunications) est l’autorité de régulation des postes et des télécommunications en Belgique et a été établi par la loi du 21 mars 1991. Cet institut gère et contrôle, entre autres, l’application des lois aux radioamateurs. La législation concernant l’aspect télécommunication a été rédigée par les spécialistes de l’IBPT en collaboration avec les radioamateurs eux-mêmes.

La réglementation comporte plusieurs lois, Arrêtés royaux et Arrêtés ministériels. Il est évident que chaque radioamateur ne sait pas être un interlocuteur à l’IBPT. Comme d’une façon générale en politique, les radioamateurs se groupent en association. Cette association agira un peu comme un syndicat et défendra les intérêts de radioamateurs auprès des autorités. En Belgique l’UBA (l’Union Royale belge des Amateurs-émetteurs) représente presque la totalité des amateurs depuis plus d’un demi-siècle.

Examens, licences et contrôle

Au moins deux fois par an, l’IBPT organise des examens pour l’obtention d’un certificat de radioamateur. Grâce à ce certificat, on peut demander une licence. Plus de détails dans le paragraphe « Examens » sous RADIOAMATEURISME.

La station radioamateur, le type d’émission (mode de modulation) et la nature des émissions (contenu) doivent être conformes aux prescriptions légales. La station du radioamateur peut être contrôlée, à tout moment, par les agents de l’IBPT. Des fautes graves peuvent entraîner la suspension ou le retrait de la licence, en plus de poursuites pénales.

L’UBA

L’UBA, l’Union Royale Belge des Amateurs-Emetteurs, est une association qui groupe des personnes ayant un intérêt en commun pour la technique et pour la radiocommunication. Les statuts de l’UBA le disent clairement : le radioamateurisme est un hobby essentiellement technique et non un hobby de communication. Le service amateur ne peut donc en aucun cas être confondu avec la C.B., Citizen Band qui est uniquement un hobby de communication dans lequel on utilise des installations de puissance très limitée permettant une communication radio de portée très limitée.
Si le radioamateurisme a réussi à garder ce statut de “service”, c’est grâce à ses contributions très importantes tant dans le domaine de la recherche et du développement technique que dans le domaine des services rendus à la communauté des hommes du monde entier.

L’UBA, Association Nationale Belge, recrute ses membres dans toutes les régions du pays et cela sans aucune discrimination : l’UBA ne s’occupe ni de politique ni de questions idéologiques ou sociales.

Les membres de l’UBA sont des individus avec leurs attentes, leurs aspirations et leurs idées. Le but de l’association est de rendre service à ses membres. Selon leurs intérêts et leurs idées personnels, les attentes des membres relatives à ces services varieront. Cependant, l’UBA ne peut pas être un costume sur mesure pour chaque membre individuellement. Elle essaiera d’adopter une logique démocratique et d’organiser les différents services en tenant compte des opinions communes à une majorité de membres.

On peut distinguer quatre entités principales qui régissent et influencent le fonctionnement de l’UBA.

  1. Les Services que l’association rend à ses membres et qui dépendent des buts de l’association.
  2. Les membres, surtout, à qui l’association veut rendre ses services.
  3. Les Cadres de l’UBA : tous les collaborateurs, au sens large du terme, qui consacrent une partie de leur temps à réaliser les buts de l’association, à rendre réels les services aux membres. Ils le font dans des délais et sur base de conventions clairement définies en matière des coûts.
  4. Les moyens, principalement les Fonds, qui sont disponibles pour pouvoir réaliser les services. Il s’agit des fonds grâce auxquels l’association peut se procurer les matériels nécessaires à rendre ces services et les fonds avec lesquels elle rembourse les frais encourus et prouvés.

Notons qu’on retrouvera ces quatre éléments, parfois sous d’autres noms, dans chaque forme d’association. Partout où des hommes essaient de faire quelque chose pour d’autres hommes, on trouve ces quatre éléments fondamentaux ; que ce soit dans une famille, dans une société industrielle, dans la société civile ou dans toute entité macro- ou microéconomique. On les retrouve donc également dans l’UBA. Ils seront les quatre fils conducteurs dans ce vade-mecum de notre association. L’UBA est une Association Sans But Lucratif.

Quoique certains services soient, par la loi, exclusivement réservés aux membres, l’UBA rend service à TOUS les radioamateurs belges ainsi qu’aux radioamateurs étrangers qui résident ou habitent en Belgique

L’UBA, par ses initiatives aux niveaux national et international, tant européen que mondial, essaie de jouer un rôle actif dans la protection, la promotion et l’expansion du service amateur.

En promouvant l’auto formation chez les membres et en stimulant l’intérêt des membres pour les différents aspects de la télécommunication par radio, l’UBA tente aussi de jouer un rôle éducatif.

Moyennant la connaissance et l’expérience acquises par ses membres, l’UBA veut aussi se mettre au service de toute la communauté des citoyens belges.

C’est surtout en cas de catastrophes que, par l’activation du réseau de secours, les radioamateurs peuvent, en donnant la preuve de leurs connaissances des différentes techniques de télécommunication, rendre service à la population.

Pour terminer notre section UBA-LGE fait partie de l’UBA national.

Les préfixes en Belgique :

Les indicatifs des radioamateurs sont attribués par les administrations de tutelle. En Belgique il s’agit donc de l’IBPT. Les indicatifs se composent d’un préfixe et d’un suffixe. Les préfixes sont attribués au niveau international par l’ITU. C’est ainsi que la Belgique a reçu le groupe ONA à OTZ et dans ce groupe les autorités belges ont attribué les préfixes ON1, ON2, ON3, ON4, ON5, ON6, ON7, ON8 et ON9 aux radioamateurs, ON0 sont attribués aux stations automatiques (relais, balises…). Pour des circonstances spéciales, et sur demandes d’un radioamateur, les préfixes OP, OQ, OR, OS et OT sont également utilisés.
Un écouteur ONL recoit un indicatif ONLxxxx mais tout licencié radioamateur est avant tout un ONL.

Préfixes dans le monde voyez notre article :

Les différentes classes radioamateur dans le monde

Aide en cas d’urgence

À l’échelle internationale et dans d’autres pays, les radioamateurs utilisent leurs équipements et leurs connaissances pour aider leurs semblables : après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, de nombreux radioamateurs américains étaient occupés à essayer de faire fonctionner les communications d’urgence. Certains l’ont acheté de leur vie… lors du tsunami du 26 décembre 2004, ce sont les radioamateurs qui ont assuré l’essentiel de la communication. Lors du séisme d’avril 2009 en Italie, nos collègues italiens sont également impliqués dans les secours d’urgence.

Notre société, nos télécommunications et notre législation ont évolué.

La législation sur l’utilisation des équipements de radiodiffusion a également évolué considérablement, une nouvelle loi a été adoptée en 1979, modifiée par plusieurs AR (arrêter royal). Les décisions pratiques de mise en œuvre sont incluses dans le Moniteur belge (MB) dès décembre 1986 et janvier 2001. Une nouvelle loi a été récemment publiée (juin 2005) et de nouveaux AR et MB sont en préparation, qui réglementent également la communication d’urgence.
En 2006, un arrêté royal a été modifié pour modifier les plans d’urgence et d’intervention que les municipalités et les autorités provinciales doivent établir.

Tout cela a rendu nécessaire la mise à jour des communications d’urgence. Tous les radioamateurs intéressés par ce type d’activité sont désormais organisés au sein de B-EARS, le service belge de radio amateur d’urgences. B-EARS signifie Belgian Emergency Amateur Radio Service. Avec ce nom et cette structure, les membres veulent donner plus de formes à la communication d’urgence et la faire connaître au monde extérieur.

Voici deux documents intéressants en PDF

d’abord la page sur l’IBPT concernant les radioamateurs  https://www.ibpt.be/

PDF – Expérimenter et communiquer via les ondes radio – (696 Ko)

Règlement des radioamateur belges – (741 Ko)

Le nombre total de radioamateurs licenciés dans le monde est proche de trois millions, avec une population très inégale selon les pays. Environ 15 % des radioamatrices sont des femmes (« YL », pour Young Lady).

Les pays dans le Monde les plus représentés sont les suivants :

De gauche à droite : Pays — Nombre de radioamateurs – Année des données

  • États-Unis – 822 940 – 2019
  • Japon – 453 581 – 2015
  • Thaïlande – 141 241 – 2006
  • Corée du Sud – 141 000 – 2000
  • Allemagne – 87 141 – 2013
  • Royaume-Uni – 83 236 – 2015
  • Taïwan – 68 692 – 1999
  • Canada – 81 245 – 2019
  • Russie – 27 000 – 2017
  • Brésil – 32 053 – 1997
  • Espagne – 30 468 – 2012
  • Italie – 30 000 – 1993
  • Indonésie – 27 815 – 1997
  • Chine – 20 000 – 2008
  • Ukraine – 17 265 – 2000
  • Argentine – 16 889 – 1999
  • Pologne – 16 000 – 2000
  • France – 13 126 – 2018
  • Australie – 15 626 – 2013
  • Inde – 10 679 – 2000
  • Danemark – 8 668 – 2012
  • Belgique – 3 034 – 2021
  • Afrique du Sud – 6 000 – 1994
  • Norvège – 5 302 – 2000
  • Suisse – 4 662 – 2010

Des pays comme la Tunisie, Vanuata ou le Laos ne compte officiellement que deux ou trois licenciés. Seuls la Corée du Nord et le Yémen n’autorisent pas le radioamateurisme.

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