La nouvelle puce d’IBM peut mettre 50 milliards de transistors sur un ongle3 min de lecture

La nouvelle puce d’IBM peut mettre 50 milliards de transistors sur un ongle3  min de lecture

IBM vient de dévoiler une percée dans la conception et le processus des semi-conducteurs avec le développement de la première puce au monde annoncée avec la technologie nanométrique de 2 nanomètres (nm). Les semi-conducteurs jouent un rôle essentiel dans l’informatique des appareils, en passant par les dispositifs de communication, les systèmes de transport et les infrastructures critiques.

La demande d’augmentation des performances des puces et de l’efficacité énergétique continue d’augmenter, en particulier à l’ère du cloud hybride, de l’IA (intelligence artificielle) et de l’IAO (Internet des objets). Cela renforcera aussi de nouvelles voies pour la sécurité et le chiffrement renforcés par le matériel informatique.
La nouvelle technologie des puces 2 nm d’IBM contribue à faire progresser sa position dans l’industrie des semi-conducteurs, répondant ainsi à une demande croissante. Cette nouvelle avancée devrait atteindre des performances 45 % plus élevées avec une consommation d’énergie 75 % inférieure, par rapport aux puces de 7 nm les plus avancées d’aujourd’hui.

L’augmentation du nombre de transistors par puce peut les rendre plus petits, plus rapides, plus fiables et plus efficaces. La conception à 2 nm démontre la mise à l’échelle avancée des semi-conducteurs à l’aide de la technologie nanofeuille d’IBM. Son architecture est une première dans l’industrie. Développée moins de quatre ans après l’annonce par IBM de sa conception 5 nm, cette dernière percée permettra à la puce 2 nm d’adapter jusqu’à 50 milliards de transistors sur une puce de la taille d’un ongle.

Les avantages potentiels de ces puces 2 nm sont :

  1. Quadrupler la durée de vie de la batterie du téléphone portable, obligeant uniquement les utilisateurs à charger leurs appareils tous les quatre jours.
  2. Réduire l’empreinte carbone des centres de données, qui représentent 1 % de la consommation mondiale d’énergie. Le remplacement de tous leurs serveurs par des processeurs basés sur 2 nm pourrait potentiellement réduire ce nombre de manière significative.
  3. Accélérer considérablement les fonctions d’un ordinateur portable, allant du traitement plus rapide des applications, à l’aide à la traduction linguistique plus facilement, à un accès Internet plus rapide.
  4. Contribuer à une détection d’objet et un temps de réaction plus rapides dans les véhicules autonomes.
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Cependant, comme le rappelle le Dr Ian Cutress de la société AnandTech, rien dans la nomenclature ne ressemble vraiment à ce que vous attendez d’une puce de 2 nm. Il explique aussi :

IBM, comme vous le savez peut-être, ne fabrique pas de puces. Nous sommes d’un centre de recherche et notre objectif avec ces puces 2 nm est de la développer, de la breveter et de la concéder sous licence à des partenaires comme Intel et Samsung qui sont vraiment bons dans ce domaine. Plus tôt cette année, IBM était en tête de la liste des brevets américains pour la 28e année consécutive avec plus de 9 100 brevets délivrés.

D’après un ingénieur en chef d’IBM, les produits basés sur la nouvelle technologie pourraient arriver sur le marché fin de 2024 et en plus grandes quantités en 2025.

Source : https://www.ibm.com/

Vignette : IBM Research 2 nm Wafer

par Albert Müller | ON5AM | Twitter | Facebook

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